Organismes artistiquement modifiés OAM

Du 17 juillet au 6 septembre 2016-06-27
Vernissage et visite commentée le dimanche 17 juillet 14 h

 

logoSituée en plein cœur du village, embrassant le site reconnu du Centre des opérations dignité et voisinant l’église, l’érablière d’Esprit-Saint est devenue – l’espace d’une saison – un laboratoire de recherche et un site d’exposition. Ce lieu stratégique est tout désigné pour accueillir et intéresser les visiteurs locaux et de passage. Car Esprit-Saint est une destination ! C’est un village forestier mythique qui possède des infrastructures pour partager son histoire, sa culture et son devenir.

Dans le Haut-pays, la forêt est familière. Mais qu’en est-il de l’aspect artistique que la forêt inspire ? Comment par l’art, voir autrement ce sujet habituel, susciter le questionnement, la curiosité et le désir d’en pénétrer les secrets intimes ? Dans un parcours photographique, on découvrira douze œuvres grand format regroupées sous le thème des « Curiosités forestières ». Je me reporte ici aux cabinets de curiosités du XVIe et du XVIIe siècle, où l’on donnait à voir entre autres, des objets rares ou fantastiques provenant de la nature. Dans ce projet, la collection que je propose est une série d’organismes artistiquement modifiés (OAM).

À partir de plusieurs spécimens de plantes majoritairement cueillis, numérisés et photographiés sur place, je trafique la botanique en la manipulant grâce à un logiciel de traitement d’image. Je mélange et fusionne les essences de fleurs, les graines, les feuilles et les branches pour créer de toutes nouvelles espèces qui offrent un aspect tout à fait vraisemblable. Ces représentations magnifient le monde végétal connu, tout en portant, comme photographe, un autre regard sur la forêt et ses ressources. Pour ajouter à la découverte, comme dans un herbier, chaque plante qui compose, la nouvelle espèce est identifiée sur l’œuvre. En plus de leurrer, d’étonner et de susciter la curiosité, les OAM – en référence aux OGM – interrogent l’impact de l’homme sur la nature et soulignent l’importance de conserver la biodiversité.

L’artiste, créateur et mystificateur par excellence, peut sans aucun doute créer des végétaux inusités, intrigants et même fabuleux. Mais qu’arrive-t-il lorsque la science et l’industrie agissent de la sorte

Médiation

  • un cartel allongé implanté près du kiosque introduira le visiteur à ma démarche et l’instruira sur le propos de ma recherche
  • au vernissage et en septembre avec les élèves de l’école primaire La Colombe il y aura une visite commentée
  • une page Facebook a été créée pour documenter le travail et son processus, mais aussi pour inviter les gens à y déposer les photographies de leurs propres curiosités forestières.

La nature et l’être humain sont au cœur de ma démarche d’artiste. Travailler et diffuser mon travail directement en nature, près des gens, augmente l’expérience de création et de réceptivité. Dans ce projet, l’érablière d’Esprit-Saint est devenue un lieu de création et mon acte artistique, un acte politico-poétique. Comme quoi Esprit-Saint demeure toujours une source d’inspiration pour un engagement citoyen.

Ce projet a été soutenu financièrement par le Programme pour les arts et les lettres du Bas-Saint-Laurent dont les partenaires sont le Conseil des arts et des lettres du Québec, la Conférence régionale des éluEs et la Commission jeunesse du Bas-Saint-Laurent. Je remercie aussi mes collaborateurs : la fabrique d’Esprit-Saint, le Centre des Opérations Dignité, la Société d’exploitation des Ressources naturelles de la Neigette, Lamijac et Tendance Impression.

Article et vidéo sur Ici Radio-Canada – cliquez ici.

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